Mona Fortier

Votre députée de


Ottawa-Vanier

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Entendre vos nouvelles: Consultation des aînés

Chères amies, chers amis,

Je suis très heureuse de vous présenter le rapport qui fait suite aux consultations menées auprès des aînés que j’ai récemment organisées dans ma circonscription. Ce rapport fait état des deux séances de consultation, qui ont eu lieu le 26 octobre 2017 au Centre Pauline Charron et au Gloucester 50+ Centre. Vous trouverez, dans les pages qui suivent, les principaux renseignements recueillis au cours de ces séances et quelques-unes des nombreuses suggestions formulées par les citoyens pendant les consultations.

J’ai eu l’idée d’organiser ces consultations voilà plusieurs mois, c’est-à-dire au moment où je menais ma campagne dans Ottawa—Vanier. Lors de mes échanges avec les électeurs, vous avez été nombreux à me communiquer vos préoccupations.

Les défis que doivent relever les aînés sont de plus en plus complexes. En effet, les récentes données publiées par Statistique Canada montrent que le paysage démographique du Canada subit une importante transformation . Pour la première fois de notre histoire, la population des personnes âgées de 65 ans et plus dépasse celle des 14 ans et moins. Notre gouvernement est résolu à bien se préparer aux effets qu’entraînera cette transformation pour préserver la qualité de vie des Canadiens à mesure qu’ils vieillissent. Je suis convaincue qu’il est essentiel de répondre aux besoins de ceux qui, pendant longtemps, ont subvenu aux nôtres. Cette conviction fait partie de l’engagement de notre gouvernement à élaborer des politiques fondées sur des données probantes ainsi que mon travail dans le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées.

Je souhaite remercier tous les citoyens de ma circonscription qui ont participé à ces consultations, et ceux qui m’ont fait part directement des enjeux qui les préoccupent. J’apprécie énormément vos commentaires, car ceux-ci me permettent de mieux comprendre les problèmes des citoyens de ma circonscription. Je remercie également les responsables des deux centres communautaires qui m’ont aidée à organiser les séances.

Il est important pour moi d’être à votre écoute et je vous invite à continuer à partager vos idées et vos opinions. Vous pouvez toujours me rejoindre au mona.fortier@parl.gc.ca.

Mona Fortier – Députée d’Ottawa–Vanier Member of Parliament


Analyse

Le présent rapport est divisé dans les quatre grands thèmes de la discussion. Les participants ont formé des groupes pour discuter de toute une panoplie d’enjeux afin de mieux comprendre ceux qui leur étaient importants. Les responsabilités étant partagées, certains éléments sont de compétences provinciale et municipale. Cependant, j’ai tout de même pensé qu’il serait pertinent de les ajouter au présent rapport, car ils nous permettent de mieux saisir le contexte global des préoccupations soulevées.


Le logement

Que peut-on faire pour améliorer l’accès des aînés aux logements abordables?

Le logement abordable fait partie des thèmes ayant suscité le plus de réactions chez les participants. En effet, la majorité d’entre eux sont d’avis qu’il est essentiel que les aînés puissent vivre à la maison le plus longtemps possible, tout en reconnaissant que cette situation entraîne des défis sur le plan physique et social. Un soutien financier direct au moyen d’un crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire, afin que leur maison soit adaptée pour inclure des assistances de sécurité et de mobilité, et des investissements dans des services de transport en commun accessibles sont indispensables si l’on veut maintenir de bons rapports sociaux et continuer à vivre chez soi.

L’accessibilité économique des résidences est une autre source de préoccupation, surtout lorsqu’il est question des foyers privés pour personnes non autonomes ou des résidences pour personnes autonomes. Les participants ont fait connaître leurs préoccupations en ce qui concerne le nombre de foyers pour personnes non autonomes abordables, sécuritaires et intéressants. Ils ont plus particulièrement indiqué qu’ils aimeraient que les établissements de soins soient plus souples sur le plan de la durée de la location et des services offerts, notamment le coût des repas, des soins à domicile et la durée des contrats de location.

Dans le contexte local, nombreux sont ceux qui s’inquiètent du coût du logement dans la région de la capitale nationale. En effet, les aînés sont placés devant un dilemme particulier et préoccupant : déménager dans une ville où le logement est plus abordable ou compromettre leur sécurité et leur confort.

Les aînés à faible revenu et les femmes âgées vivant seules sont des populations très touchées par les besoins impérieux en matière de logement. Environ le tiers des ménages qui vivent dans un logement communautaire sont des aînés. Les femmes âgées vivant seules sont plus susceptibles d’éprouver des besoins impérieux en matière de logement.Stratégie nationale sur le logement du Canada 2017Emploi et Développement social Canada

Comme les récents cas de mauvais traitement dans la région d’Ottawa font partie des grandes préoccupations, les participants sont également d’avis qu’il est essentiel que le gouvernement mette sur pied un organisme de surveillance des foyers pour personnes âgées, des logements de soutien et des maisons de retraite et de soins de longue durée afin d’améliorer les normes en matière de qualité et de soins de base et de réduire le nombre de cas de maltraitance des aînés.

Selon les participants, le gouvernement doit investir pour augmenter le nombre de résidences subventionnées qui accueillent les aînés. Un supplément au loyer transférable pourrait représenter une mesure axée sur le marché pour inciter les propriétaires et les établissements de soins à créer plus de places.

Que peut-on faire pour améliorer les conditions dans lesquelles les aînés vieillissent?

Pour les aînés qui habitent encore à la maison, l’isolement représente une barrière considérable et est bien trop commun de ces jours-ci. Certains participants ont mentionné qu’ils aimeraient mieux vieillir chez eux, car ils sont d’avis que ce choix est plus économique que les autres solutions qui s’offrent à eux.

Certains ont également indiqué que, bien qu’ils ne pensent pas qu’il soit sécuritaire de continuer à habiter chez soi, le coût élevé des foyers pour personnes non autonomes ne leur permet pas de recourir à cette option. Il n’en reste pas moins que vivre seul chez soi nuit à l’inclusion sociale des aînés, ce qui représente pour eux une difficulté. Ainsi, une aide directe favorisant les visites à domicile ou les sorties pourrait être un moyen de favoriser la santé des aînés, tant mentale que physique.

En raison des coûts élevés de la vie dans les foyers, certains choisissent de ne pas quitter leur maison, ce qui entraîne l’isolement social. De nombreux participants ont mentionné qu’il est encore préférable de rester à la maison pour limiter les dépenses et réaliser des économies. Cela dit, les activités sociales sont souvent une denrée rare dans les complexes d’habitation. Pour remédier à ce problème, des bénévoles et des équipes volantes pourraient organiser des activités et se déplacer d’un édifice à l’autre pour offrir des services de loisirs.

Le problème de l’isolement a souvent été soulevé au fil des différents thèmes. Il faudrait que tous les programmes et les services passent par une lentille d’inclusion sociale. Cet aspect important, mais négligé, du mieux-être influe sans contredit sur la santé physique et mentale. L’isolement que vivent les personnes souffrant d’une maladie liée au vieillissement peut s’avérer particulièrement pénible. L’augmentation des investissements dans les services et les programmes axés sur celles ayant des besoins importants aiderait certains de nos aînés les plus vulnérables, qui vivent peut-être seuls ou qui disposent de ressources très limitées. Une étude menée en 2011 pour le compte du Centre des services communautaires Vanier confirme l’affirmation selon laquelle aider les résidents à socialiser à l’extérieur de la maison aurait un effet grandement bénéfique sur leur santé physique et mentale.

Enfin, certains ont suggéré une plus grande disponibilité de résidences à usage mixte où un couple peut avoir différents niveaux de soutien et de soins tout en demeurant ensemble, afin d’améliorer la sécurité et la sûreté physiques. Ceci est particulièrement important dans les dernières années de la retraite lorsque les couples sont souvent séparés, ce qui entraîne la dépression et l’anxiété.

Que peut-on faire pour que les aînés puissent vendre leur maison plus facilement et pour favoriser leur autonomie financière?

Lorsque les aînés en arrivent à la conclusion qu’ils ne peuvent plus vivre de façon autonome chez eux, la vente de leur maison pose un nouveau défi. Nombreux sont ceux qui ont mentionné vouloir vendre à un membre de leur famille. Néanmoins, à l’heure actuelle, la valeur marchande fait en sorte que les enfants ou les petits-enfants n’ont pas vraiment les moyens d’acheter une résidence.

Qui plus est, beaucoup de participants se font du tracas quant à l’aspect juridique de la vente de leur maison: songeant à la fiscalité et aux règlements municipaux, provinciaux et fédéraux. Pour eux, c’est un processus complexe, long et coûteux.


Les finances

Comment le gouvernement peut-il le mieux aider les aînés, notamment ceux vivant dans la pauvreté?

Certains sont très inquiets et se demandent s’ils ont assez d’économies pour subvenir à leurs besoins, à l’heure où le coût de la vie augmente et où les personnes âgées vivent plus longtemps. D’autres ont suggéré la bonification ou l’indexation du Supplément de revenu garanti pour refléter ces changements et pour favoriser la sécurité financière pendant plus longtemps. D’autres encore croient qu’il faudrait réformer le Régime de pensions du Canada pour remédier à la perte de revenu des aînés.

Dans le même ordre d’idées, des aînés trouvent qu’il s’avère difficile de remplir leur déclaration de revenus annuels. Ils ont été nombreux à dire qu’ils comptent sur des organismes de services sociaux ou sur des conseillers fiscaux privés pour les aider à faire leur déclaration. Serait-il possible que les aînés ne remplissent leur déclaration de revenus qu’une seule fois tous les deux ans? Il est rare que leur situation change beaucoup d’une année à l’autre.

Les coûts supplémentaires liés aux soins de santé, comme les médicaments et l’équipement médical, sont de plus en plus importants et, souvent, le régime de soins de santé complémentaire des aînés ne couvre pas ces coûts. On considère souvent que les crédits d’impôt visant à alléger le fardeau financier associé à ces coûts sont trop élevés pour les aînés. Certains sont d’avis que l’on devrait réformer ces crédits pour mieux aider les aînés à faible revenu qui ont de la difficulté à payer les fournitures médicales et pharmaceutiques dont ils ont besoin.


Accès à l’information et aux services

Que peut-on faire pour utiliser plus efficacement la technologie et pour améliorer l’accès aux services et à l’information?

À l’heure où le gouvernement du Canada numérise de plus en plus ses services et offre des ressources en ligne, les aînés s’inquiètent des conséquences imprévues pour les personnes moins à l’aise à l’idée de donner des renseignements personnels en ligne ou qui ne possèdent pas les compétences technologiques nécessaires pour obtenir les ressources dont elles ont besoin.

Les participants ont été clairs : le gouvernement du Canada doit s’assurer que les formulaires en ligne sont aussi disponibles en format papier. Plus précisément, il doit être possible de remplir sa déclaration de revenus ou de présenter une demande dans le cadre d’un programme axé sur le soutien aux aînés autrement qu’en ligne, et il faut diffuser cette information dans d’autres médias pour que le plus d’aînés possible puissent la consulter au besoin.

Le coût relativement élevé des services numériques et de l’équipement informatique est un autre obstacle que doivent surmonter beaucoup de personnes âgées pour consulter les ressources en ligne. Enfin, les participants ont fait remarquer que les normes en matière de services Internet ou de téléphonie mobile dans les collectivités rurales ne sont pas les mêmes que celles dans les villes. Ajoutons qu’ils sont d’avis que la mise sur pied de programmes visant à offrir des produits spécialement conçus pour les aînés, à juste prix, serait un moyen de s’assurer que ceux-ci ont plus facilement accès aux ressources nécessaires

Dans quelle mesure peut-on avoir un accès linguistique égal aux services offerts?

L’accès aux services en français demeure un problème important pour la population francophone de la circonscription. Certains ont mentionné qu’ils ont de la difficulté à recevoir des services de base, comme les factures, dans leur langue maternelle. La même chose peut être dite des services de soins de la santé et des programmes sociaux offerts à Ottawa, où ils désirent recevoir un service en français. Les aînés qui ont participé à la séance en français ont indiqué qu’ils ont souvent l’impression de ne pas pouvoir communiquer avec le bon ministère ou la bonne personne pour obtenir leurs services en français.

Ces problèmes ne sont pas seulement de nature fédérale; ils touchent également les organismes privés et les établissements publics. De nombreux participants sont d’avis que des investissements du fédéral pourraient permettre de financer une partie des coûts supplémentaires associés aux ressources compétentes affectées aux deux langues officielles.

Y a-t-il des programmes auxquels les aînés ont difficilement accès?

Beaucoup de participants étaient d’avis qu’il est très difficile d’avoir accès rapidement et efficacement aux services gouvernementaux comme Service Canada. Ceci n’est pas une conclusion surprenante, compte tenu du grand nombre de programmes et de services offerts aux retraités par l’entremise de cette institution.

Les participants ont toutefois été clairs : les organismes comme le Conseil sur le vieillissement d’Ottawa viennent en aide à de nombreux aînés et sont particulièrement importants pour les aînés vulnérables. Voilà pourquoi les citoyens pensent que le financement de ce genre d’organisme est déterminant pour ceux d’Ottawa—Vanier. Beaucoup de ceux qui se disent exaspérés lorsqu’ils ont directement affaire aux services gouvernementaux sont d’accord avec cette recommandation et ajoutent que, souvent, il suffit de pouvoir parler à un employé au téléphone pour trouver rapidement et efficacement une réponse à ses questions. C’est particulièrement important pour les aînés à mesure qu’ils vieillissent et qu’ils sont susceptibles de souffrir de démence ou qu’ils doivent relever des défis liés à la perte de mémoire. Ils pourraient avoir besoin de recevoir de l’information à plusieurs reprises ou sont peut-être plus confus en raison de systèmes d’information automatisés plus complexes.

Des barrières financières à la participation aux activités sociales ont été soulevées à la fois dans ces discussions et dans celles de la sécurité financière. Bon nombre de participants étaient d’avis qu’il fallait plus de programmes pour permettre aux aînés de participer gratuitement. Plusieurs croyaient que leurs revenus fixes les empêchaient de participer à des activités avec leurs amis dont ils auraient profité. Veiller à ce que les aînés aient accès à des événements artistiques, culturels et communautaires adaptés à leurs intérêts individuels et qui apprécient leurs limites éventuelles est essentiel pour la communauté des aînés.

Enfin, plusieurs s’inquiètent du nombre de cas d’escroqueries par téléphone, sur Internet ou de vendeurs itinérants qui visent directement les aînés d’Ottawa. Souvent, il s’avère difficile de différencier les actions légitimes des arnaques. Dans cette optique, il importe que le gouvernement du Canada précise quand et comment il doit communiquer avec les citoyens pour s’assurer que les aînés ne sont pas victimes d’arnaqueurs.


L’accès physique

Dans quelle mesure les aînés ont-ils difficilement accès aux endroits où ils veulent aller? Quelles mesures pourrait-on prendre pour améliorer la situation?

L’accessibilité des locaux demeure un obstacle pour de nombreux aînés lorsqu’ils veulent avoir accès à des services. Voilà pourquoi plusieurs participants pensent que le gouvernement du Canada devrait, par l’entremise de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), inspecter les immeubles pour s’assurer que ceux-ci respectent les pratiques exemplaires. Il semblerait que des entreprises privées contrôlent un grand nombre d’immeubles qu’utilise le gouvernement du Canada. Il n’en reste pas moins que, selon les participants, le fédéral pourrait jouer un rôle prépondérant en investissant dans ces installations pour veiller à ce que l’ensemble de la population puisse y accéder.

Régler ces problèmes, et ceux touchant les aînés physiquement aptes, nécessite des investissements plus importants. Beaucoup de participants se sont dits ravis des fonds spécialement destinés aux soins à domicile dans le cadre de l’Accord fédéral-provincial sur la santé.


Conclusion

Il importe de veiller à ce que les Canadiennes et les Canadiens disposent des services dont ils ont besoin pour vieillir en sécurité et avec dignité. Les retraités ont consacré leur carrière à travailler afin d’aider notre pays à prospérer; notre gouvernement est résolu à les soutenir pendant les dernières années de leur vie grâce à des investissements dans le logement abordable et les soins à domicile et aussi par un soutien financier direct. Nous ne ménageons aucun effort pour y parvenir, mais il y a toujours plus à faire.

Au cours des consultations, les résidents de la région m’ont fait part de leurs difficultés. Depuis, mon équipe et moi-même mettons tout en œuvre pour trouver des moyens de mieux répondre à leurs besoins. Je suis déterminée à travailler sans relâche pour tous les citoyens et je crois que les consultations représentent une très bonne étape pour mieux saisir les occasions et les efforts à entreprendre.

Pendant cette journée, nous avons recueilli de l’excellente information auprès des participants. L’aide au logement et la sécurité financière ont été les deux enjeux dominants. Toutefois, il est clair que l’inclusion sociale fait partie des principaux besoins quotidiens des aînés.

Je suis d’avis qu’il importe qu’en tant que gouvernement, nous continuions à investir et à trouver des moyens de financer les programmes et services grâce auxquels les aînés peuvent maintenir de solides relations sociales. C’est en améliorant l’accès aux activités et installations qu’il sera possible d’améliorer l’accès à ces importants programmes.

Je remercie toutes celles et tous ceux qui sont venus me faire part de leur opinion. Leurs témoignages m’ont permis de mieux comprendre ce que vivent les aînés. Je suis ravie de constater qu’autant de citoyens ont pris le temps de venir proposer des solutions et formuler des commentaires réfléchis.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec mon bureau. C’est avec plaisir que mon équipe répondra à vos questions et vous aidera comme elle le pourra. Si vous pensez que nous avons oublié une initiative ou une idée au cours des discussions, n’hésitez pas à communiquer avec moi.

Mona Fortier, MP for Ottawa-Vanier
613-998-1860
mona.fortier@parl.gc.ca
www.monafortier.ca